Or en Afrique Centrale : Contexte, Chiffres Clés et Positionnement de CCSC
Résumé exécutif : Le marché régional de l’or est marqué par une production artisanale dominante et des flux transfrontaliers importants vers les hubs de raffinage tels que les Émirats arabes unis, la Turquie et la Suisse. Dans cet environnement, la conformité, la traçabilité et la capacité logistique créent un avantage compétitif majeur. CCSC, grâce à son expérience éprouvée dans les chaînes d’approvisionnement agricoles, est idéalement positionnée pour devenir un acteur pivot de la filière aurifère formalisée au Tchad et en Afrique Centrale.
Panorama régional (CEMAC & zones voisines)
- Flux d’exportation : En 2022, environ 435 tonnes d’or africain (> 30 milliards USD) auraient été exportées illicitement, dont ~405 tonnes vers les Émirats arabes unis.
- Centrafrique : Production officielle estimée à 1 000 kg en 2022 et 1 831 kg en 2023.
- Cameroun : La SONAMINES a transféré 420 kg d’or au Trésor sur 2023 et début 2024.
- CEMAC : Le ralentissement économique de 2023 est compensé par les cours élevés de l’or.
Focus sur le Tchad
Le Tchad dispose d’un potentiel aurifère important mais encore largement artisanal et sous-déclaré. Les récentes avancées de l’EITI renforcent la transparence, ouvrant la voie à la formalisation progressive des flux.
- Premières statistiques consolidées publiées par l’EITI.
- Production officielle historiquement faible (ex. 14 kg en 2015-2016), reflétant la dominance de l’informel.
- Intégration progressive des exportations d’or dans les comptes nationaux.
Enjeux stratégiques de la chaîne de valeur
- Traçabilité & conformité : Les raffineries internationales renforcent leurs exigences (KYC/AML, due diligence).
- Besoin de comptoirs d’achat fiables : Capables de tester, certifier et agréger des volumes réguliers.
- Logistique internationale : Les liens vers les hubs mondiaux déterminent la compétitivité.
Positionnement stratégique de CCSC
1. Une expertise logistique transférable : CCSC maîtrise déjà des chaînes d’approvisionnement complexes (collecte multi-régions, contrôle qualité, export international). Ces capacités s’adaptent parfaitement à l’or artisanal formalisé.
2. Une culture de la conformité : L’entreprise opère selon des standards élevés (traçabilité, procédures qualité, documentation internationale), essentiels pour travailler avec les raffineries.
3. Un rôle naturel d’agrégateur : CCSC peut mettre en place des comptoirs d’achat certifiés, garantissant transparence des prix, KYC des vendeurs et tests de pureté.
4. Une marque crédible : Son ancrage local et sa réussite dans le secteur du sésame favorisent l’adhésion des communautés minières et des institutions.
Roadmap stratégique (12–18 mois)
- Conception d’un cadre “Gold Responsible” : procédures KYC/AML, registres digitaux, conformité EITI.
- Ouverture de comptoirs pilotes CCSC : dispositifs de sécurité, balances homologuées, spectromètres.
- Partenariats internationaux : accords avec raffineries validant la traçabilité (EAU, Suisse, Turquie).
- Dialogue institutionnel : collaboration avec les autorités pour formaliser les flux.
Conclusion : Pourquoi CCSC est un acteur clé du futur minier tchadien
En combinant structure opérationnelle solide, maîtrise de l’export et culture de conformité, CCSC peut devenir l’opérateur pivot de la filière aurifère formalisée au Tchad. Dans un secteur dominé par l’informel, la valeur viendra de la traçabilité, de la qualité et de la confiance — des domaines où CCSC excelle déjà.
Sources : EITI Tchad, EITI Cameroun, FMI, Banque mondiale, SWISSAID, Reuters, Business in Cameroon, Financial Afrik.

